EDITO - Semi-conducteurs, qu'ils disaient...
Car, même si avant cette crise je ne n’avais jamais entendu ce terme, je le trouve aussi parfaitement adapté à une autre réalité : le fait que la plupart des automobilistes sont aujourd’hui des… semi-conducteurs. Et encore, je suis généreux avec pas mal d’entre eux ! Mais comment voulez-vous qu’il en aille autrement ? Après des décennies de lavage de cerveau de la part des autorités, qui ont tout fait pour qu’on ne sache plus conduire en nous imposant des règles débiles, ce sont les constructeurs automobiles qui s’y mettent. J’ai encore vécu une expérience pathétique courant octobre.
Invité à essayer une toute nouvelle voiture électrique en Espagne (je vous fais grâce de cet essai dans Auto Trends !), mon premier contact avec cet engin à la pointe de la technologie fut comme passager d’une jeune femme visiblement pas très affûtée question conduite. Son discours était le suivant : « Cette auto est vraiment formidable car quand vous faites autre chose que conduire, genre regarder votre téléphone ou chercher un objet dans la voiture, elle vous prévient des dangers. Et si vous ne réagissez pas, elle freine toute seule ». C’est donc aujourd’hui la première chose que certains constructeurs font lorsqu’ils présentent une nouvelle voiture à la presse : démontrer qu’elle peut freiner toute seule. Passionnant ! J’ai regardé la demoiselle en souriant et lui ai dit que je ne la félicitais pas. C’était sur le ton de l’humour mais je n’en pensais pas moins. Ah, ces semi-conducteurs…